Ich bin hier irgendwo gelandet

Ich bin hier irgendwo gelandet
Piix' : elle [pasqueuh j'adore ses dessins, ils seront sur mon blog]

-





Ami du jour bonjour,
Ami du soir bonsoir.





ιиѕтαє-тσι συ ραяѕ


ιиѕтαє-тσι συ ραяѕ


ιиѕтαє-тσι συ ραяѕ



-/!\--A C H T U N G--/!\--A T T E N T I O N--/!\-

Si vous êtes :

-Homo/emophobes (Grrrr ! je hais les homophobes! je suis [dixit Nokaia] HOMOPHOBEPHOBE!]
-De ma famille (cousin germains au troisième degré par alliance et divorce vivant au Zimbabwe compris)
-Mes défunts poissons depuis l'Au-Delà des Poissons
-Un Anti-TH >8(
-De moins de 15 ans et de plus de 18 ans (oui j'ai moins de 15 ans, mais chuuut ><)
-Le Père Noël/Fouettard/Lapin Blanc/Cloche de Pâcques/St-Michel/Le bon Dieu en personne (bah on sait jamais, hein >.<)
-De ma famille (on n'est jamais trop prudent, je répète pour les bigleux)
-Bill ou Tom Kaulitz...Quoique, nan, restez (meme si vous ne pigez surement rien au Frenchy >.<)
-Quelqu'un d'autre d'indésirable

Je vous souhaite le Au Revoir =D


Quittez IMMEDIATEMENT ce blog ou la Police multi-nationale, la Mafia, les Services secrets, le FBI, Superman en personne et les 4 Fantastiques vont venir vous faire des guilis-guilis jusqu'à ce que vous mourriez étouffés par vos propres rires.

Par contre, si vous êtes :


-Gravement atteint(e)
-Fan de TH
-Et de Yaoi/Twincest
-Mes amies (ouais j'en ai x'D)
-Satan
-Le Diable (nan c'ey pas la même chose >.< !)
-Homo/emophile
-Aussi con que mua (maii sa n'existe pas x'D)
-Tout ce qui n'est pas cité au dessus ^^

Là vous pouvez rester =D

-/!\--A C H T U N G--/!\--A T T E N T I O N--/!\-






Ceci est une fiction : c'est une histoire sortie de mon imagination et donc non-réelle.

Elle risque de dériver vers le Yaoi et le Twincest, donc âmes sensibles s'abstenir, du moins à partir d'un certain moment.[mais pas tout de suite!]

Elle sera Angst et Songfic.


Lexic :

Fan-fiction : (sur Tokio Hotel en l'occurance) histoire fictive écrite par un(e) fan d'un groupe musical ou d'une oeuvre existante.
Yaoi : genre littéraire venant du Japon illustrant une relation amoureuse entre deux personnes de sexe masculin.
Twincest : genre littéraire illustrant une relation amoureuse entre jumeaux.
Angst : =Torturé, Angoissant. Genre littéraire où les personnages (principaux généralement) sont torturés moralement (et/ou physiquement) par eux-meme en général. Elle est souvent triste, les personnages hésitent souvent sur qui ils sont, pourquoi agissent-ils ainsi, etc. Angst, en allemand, signifie "peur".
Songfic : Fiction écrite à partir d'une chanson.
Deathfic : Fiction où l'un des personnages principaux meurt.
Lime ou lemon : description plus ou moins explicite d'une relation intime...fin voilà quoi ><"



Vouala, maintenant que vous êtes un peu plus instruits, vous allez pouvoir lire la présentation de ma fic =) !


Prologue :

"SAG MICH DASS ICH VERSHIEDEN BIN

Je provoque, je choque, je suis insociable, je me rend détestable, je suis instable, je ne veux pas que l'on m'aime, j'ai déjà trop subit, j'ai déjà trop souffert, j'ai trop de fois été déçue.
Je suis pitoyable...
Je croyais ne pas exister, jusqu'à ce que je me retrouve dans leur vie...
Alors pourquoi la torture recommence-t-elle sous un autre visage?

Laissez-moi être heureuse juste une fois..."


Vous découvrirez les personnages au cours de l'histoire =)

Je vais essayer de poster régulièrement. Je ne marcherai pas au nombre de commentaires mais j'en demanderai quand même come toute fanfic qui se respecte =D.


Pour ceux qui veulent être prévenus, laissez un commentaire sur cet article et uniquement sur celui-ci.


J'aimerai avoir au moins une vingtaine de lecteurs pour commencer ma fic =) merci <3


Roze XXX

# Posté le samedi 12 avril 2008 13:45

Modifié le samedi 17 mai 2008 09:31

Personnes à prévenir

Personnes à prévenir
Hallo Leute! Wie geht's? Das ist das neue Cybercafé und ich liebe die Karpfe mit grosse Meerkatze ! Und euch? Ich liebe das Scheissehaus und euch auch. Juri mag die gleiche musik wie ich : Rockmusik. Jonas mag Informatik weil er Informatiker werden will. Und Aarollewerstinktvondieboden !

Trad
uction : Salut les gens! Comment ça va? C'est le nouveau Cybercafé et j'aime les carpes avec des gros macaques. Et vous? J'aime les chiottes et vous aussi (ah bon? xD). Juri aime la même musique que moi : le Rock. Jonas aime l'informatique car il veut devenir informaticien. Et cacaboudinquipueducul !


Moi être gravement tarée. Comme vous ^^ je vous aimeuuuh!

Bref', ceci est un ch'tit pense-bete pour mouah toute seule >.<


Les personnes à prévenir :

Rapelle-toi-de-nous
Meine scheisse Welt
Twomoonia

Th-laurox-fic
Er-yaOii-twin-ich
Nous-vous-th
Fic-th-by-is
x-bill-x-dure-vie-x
Isry
ns-a-et-les-th ?
LE-REVE-DUNE-VIIE
Tokio-hotel-the-fiction
ma Alsoom' <3
xbillxlindax
Mayp0p
x3-reden-483-x3

Laissez un commentaire SUR LE PREMIER ARTICLE pour etre prévenu =)

# Posté le lundi 14 avril 2008 06:10

Modifié le dimanche 24 août 2008 07:13

ĶÅр ΐŢĔŁ ĘįŅŞ

ĶÅр ΐŢĔŁ ĘįŅŞ

>ćØđę :
=== > Bill
=== > Tom
=== > Simone



Enjoy ;D


_____d=(^.^)=b_____

_Mamaaaaan ?!

Tom Kaulitz ouvrit les yeux brutalement. Le cri résonna dans sa tête quelques minutes. Il se redressa, hébété, et secoua la tête pour reprendre ses esprits. Il mit quelques minutes à se rendre compte de la situation. Mécontent, il referma les yeux pour essayer de retrouver le sommeil, sans succès. Il grogna silencieusement, puis repoussa la couverture en grognant de nouveau, à haute voix cette fois, contre la fraîcheur de la pièce qui mordait sa peau nue. Il enfila un pantalon et un tee-shirt traînant par terre pour se réchauffer un peu, puis saisit la poignée de la porte avec rage et la claqua derrière lui. Ses pas de pachyderme dans l'escalier résonnèrent dans la maison et, pénétrant dans la cuisine, il s'affala sur une chaise, de tout son poids, sans un mot pour sa mère ou son frère.
_De bonne humeur dès le matin, à ce que je vois ?
Les minces lèvres de Bill Kaulitz s'étirèrent en un sourire à la fois narquois et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, bienveillant. Cela n'attendrit pourtant pas son jumeau qui lui lança un regard noir.
_Ca irait mieux si tu ne m'avais pas réveillé à l'aube avec tes hauts cris.
_Mes hauts...hein ?

Leur génitrice soupira.
_Il est onze heures et demi, Tom.
Celui-ci ne répondit pas mais s'empara du pot de Nutella qui trônait fièrement au milieu de la table, entre autres, et en tartina copieusement une tranche de pain. La couche de pâte à tartiner fut bientôt plus épaisse que la tranche de pain et sa mère soupira de nouveau.
_Tu vas te rendre malade, idiot. N'en mets pas tant.
_Je fais ce que je veux...
grogna-t-il.
Bill eut une mimique dégoûtée.
_Beuark ! Comment tu peux engloutir ça en pareille quantité ?
_Je suis moins difficile que toi, môa !

Le brun haussa un sourcil avant de finir son café et de remonter dans sa chambre.
_Tss...on a pas idée de réveiller les gens à ç't'heure-ci !
_Si tu arrêtais de râler, un peu ?
_J'ai pas envie. Pourquoi il hurlait comme un crapaud dans toute la maison ?
_On dit « hurler comme un veau ». Il voulait me demander si j'avais lavé ses jeans.
_GAAAAAAAH !!!
_Mais ne hurle pas comme ça, bon sang !!
_M'enfin, M'man, pour des jeans !
_De toutes façon, je serais allée te réveiller.
_Mais pour une fois qu'on a un week-end, j'peux même pas faire la grasse mat'.
_Dis-donc, les rares moment que tu peux passer avec ta mère tu préfère les gaspiller en roupillant ?
_Comprends-moi, j'ai pas dormi de la semaine !
_Filles ? Concerts ?
_Non, interviews. Obligé de se lever à huit heures.
_Il fallait te coucher tôt.
_...

Le blond se renfrogna et se plongea de nouveau dans sa tartine, coupant le dialogue avec sa mère. Elle soupira pour la troisième fois, avant de disparaître à son tour. Malgré le fait qu'elle les voie rarement en semaine et parfois le week-end à cause de leur célébrité, elle reconnaissait là bien ses fils. C'était parfois dur, certes, d'avoir en permanences des vigiles autour de la maison, mais les rares moments qu'elle passait avec ses uniques enfants, si anodins qu'ils soient, lui réchauffaient le c½ur. Oui, Gordon travaillait bien tard, et même parfois partait une semaine, et elle se sentait parfois bien seule. Elle avait bien essayé de convaincre son compagnon d'abandonner son emploi étant donné qu'ils n'avaient pas besoin d'argent mais Gordon Trümper était de ces hommes qui ne supportent pas de rester inactif et finissent par se lasser du confort. Le travail était pour lui comme une drogue, une raison de vivre parmi d'autres, mais qui lui restait essentielle. Alors Simone Kaulitz se sentait seule. Mais elle ne le serait bientôt plus. C'était une des raisons qui l'avaient poussée à accepter la demande de son amie.



_Quoi ?
Les deux frères avaient parlé en même temps. Ils contemplèrent leur mère avec des yeux stupéfaits. Affalé pour l'un, en tailleur, à genoux pour l'autre, sur le canapé, face à leur mère, cette fin d'après-midi était grisâtre.
_Oui, l'autre jour Ann m'a appelée pour me demander si je pouvais héberger sa fille pour les trois trimestres à venir parce qu'elle doit partir en voyage d'affaires dans le Colorado, et elle devra régler pas mal d'affaires là-bas, donc elle n'avait pas le choix et elle ne voulait pas la laisser seule.
_Tu vas héberger une gamine pendant trois trimestres ?
La mère hocha la tête.
_Ann voulait me verser de l'argent tous les mois mais j'ai refusé. Je n'ai pas besoin de pension alimentaire avec vous.
_On te sers juste de machine à fric en fait.
Ils rigolèrent un peu puis le brun ouvrit la bouche pour la première fois depuis que leur mère leur avait exposé l'histoire.
_Quand est-ce qu'elle s'installe ?
_Hum...mercredi.
_Pardon ?

Les jumeaux ouvrirent de nouveau de grands yeux, à l'unissions.
_Tu rigole ? Elle te préviens trois jours avant ?
Elle grimaça.
_En fait, ça fait plusieurs mois que c'est convenu mais je ne vous en ai pas parlé tout de suite et pour être exacte, j'ai complètement oublié de vous en causer ces dernières semaines.
_Ah.
_Tu vas la faire dormir où ?
_Ben justement...ça te dérangerais de dormir avec ton frère, Bill ? J'avais pensé que tu pourrais lui laisser ta chambre ?
_WAS ?

Bill regarda sa mère comme si c'était une extra-terrestre.
_Tu veux que je dorme avec lui alors qu'on a des revenus de plusieurs milliers par mois ? A ce prix-là, on devrait avoir les moyens d'avoir notre propre chambre, non ?
_Ce que tu oublie, c'est qu'il n'y a que trois chambres dans cette maison, alors il va bien falloir que quelqu'un lui cède la sienne. Je suis désolée, j'ai pensé que tu serais plus apte à prêter ta chambre que Tom.

Le concerné hocha vivement la tête.
_Et puis, ajouta-t-elle avec un regard plein d'espoir, quand vous étiez petits, vous dormiez toujours ensemble !
_Oui mais quand on était petits, il ne ronflait pas. C'est une vrai locomotive, la nuit, je l'entends de ma chambre alors...
_Bah t'as le sommeil léger, princesse,
le nargua son frère.
_Tss, n'importe nawak.
_Si on dors dans la même chambre, t'as pas intérêt à me réveiller à pas d'heure si tu veux garder ta jolie face !
_Je rêve ou ce sont des menaces ?
_Ben...je crois bien que ce sont des menaces, mec.
_Oh, les garçons, arrêtez un peu, vous n'êtes pas là pour vous battre !
_Mais t'inquiète, M'man, je l'aime mon petit frère !!
s'exclama le poulpe, et joignant le geste à la parole, il serra son frère dans ses bras en l'ébouriffant. Celui-ci se dégagea en protestant.
_Saleté !
_Moi aussi je t'aime...
_Bon alors, c'est d'accord ?

Le ton de leur mère était sans réplique et ils acquiescèrent.
_Bien. Bill, tu pourrais commencer à changer tes affaires de chambre alors ?
_Hmm...
_Parfait ! Tom, tu pourrais ranger un peu la tienne pour laisser de la place à ton frère ?[/c)
_Maiiiis...
_Allons, allons, pas de chichis !
_Mais M'man il a trois tonnes de fringues !
_Eh bah vous vous arrangez.

Sa progéniture capitula non sans mauvaise volonté. Ils repartaient le lendemain matin et leur samedi allait se finir en rangeant des chambres. En somme, de grandes réjouissances profilaient leur nez à l'horizon. Ironiquement.


_Bill, qu'est-ce que t'as foutu dans ce carton ?!
_Ben, mes CD et...Oooh mon caleçon Mickey Mouse ! Je l'avais oublié, celui-là ! Tu te souviens, à nos neuf ans on s'étaient tous les deux achetés le même !
_Si tu le dis...

Pendant que son frère pouffait tout seul, le dreadé râlait. Il ramassa un vieux tee-shirt qui vagabondait sous son lit avec un grommellement mécontent et le jeta dans son armoire.
_Tiens, je t'ai laissé deux étagères.
Le brun ne l'entendit pas.
_BIL-LOU !!!
_Hein ?
_Va chercher tes fringues qu'on range ça vite fait bien fait.

Le chanteur se releva et se dirigea en titubant vers la porte dont la peinture blanche était écaillée depuis maintenant bientôt treize ans. Il revint quelques minutes plus tard avec un carton marronâtre moisi, plein à craquer et rempli à ras bord de jeans et tee-shirts en toutes sortes. « Tout ça ne tiendra jamais dans ma pauvre armoire... » songea tristement le blond, en jetant un ½il aux deux pauvres étagères qu'il avait réussi à libérer en fourrant pêle-mêle ses propres vêtements n'importe comment dans sa penderie. L'autre lâcha le paquet sur le lit, s'essuya le front d'un revers de main, puis repartit. Quelques instants plus tard, il revenait avec un carton semblable qu'il déposa sur la couette, à côté de l'autre, et refit le même manège trois ou quatre fois sous le regard médusé de son frère. Enfin, il s'effondra par terre, faute de place sur le lit, en soufflant.
_Bill ?(/c]
_Quoi ?
_Tu plaisante, hein ? Je t'ai libéré deux étagères, moi, pas trente-six armoires.

Il se releva aussitôt.
_Deux étagères ? Tu rigole ? Comment je vais faire tenir tout ça là-dedans ?
Tom s'apprêtait à répliquer mais aucun son ne sortit de sa bouche et il resta comme suspendu entre deux eaux, la bouche ouverte. Puis, il éclata de rire, sans vraiment de raison.
_T'es bien mon Bill, toi, hein !
Il s'esclaffèrent avant de se mettre au travail pour tenter de faire tenir le plus d'affaires dans la misérable armoire.


____________TØ Bə CØИŦĨИųəĐ ۪ ۪ ۪



Un lien à celle qui trouvera une des réponses !
->Quel sera le nom de la fille?
->Son âge?
->Connaîtra-t-elle Tokio Hotel?

-)Cap de répondre en 3 coum'zz ?

[Hallo les gens !
[Je saiis que ce chapiitre n'est pas terriible et que le personnage priinciipal n'entre pas encore maii sa ne va pas tardey !
[Et ce n'est pas vraiiment Angst ou Yaoii pour l'iinstant, maii patiientez, je suiis en traiin de biien réviiser ma fiic pour
[qu'elle soiit le plus miieux possiible =D
[en tout cas je suiis contente d'avoir déjà une diizaiine de lecteurs !
[Je veux TOUS vos aviis SVP en me diisant ce quii va et ce quii va pas pour que je puiisse améliiorer la suiite >.< !
[Bazouux !]



>/!\ ﻜﮟﺃﺡﻉ /!\ mercredi 23 Avril 2008 /!\ 15 coum'zz ? /!\

Roze XXX

# Posté le dimanche 20 avril 2008 07:17

Modifié le dimanche 20 avril 2008 08:18

Kapitel Zwei

Kapitel Zwei
>ćØđę :
=== > Bill
=== > Tom
=== > Simone
=== > Karmilla
=== > Ann



Enjoy ;D


_____d=(^.^)=b_____





_Chérie ?
Pas de réponse. Karmilla ne leva même pas les yeux de son écran. Ses doigts volaient sur les touches de son clavier et son regard courait sur l'écran.
_Chérie ?
Elle poussa un soupir agacé et se détacha enfin de son ordinateur portable, avant de se tourner vers la porte entrouverte de sa chambre.
_Quoi ?
Sa mère poussa négligemment la porte et entra naturellement dans la chambre, n'ayant même pas frappé. La jeune fille se retint de lui lancer une réplique cinglante à la figure mais préféra rester de marbre.
_Ta valise est faite ?
Pour toute réponse, elle désigna d'un signe de tête irrité le grand sac rouge posé sur le lit, à côté de son petit sac à dos.
_Ah, parfait ! Tu n'as rien oublié, hein ? Ta brosse à dents, tes livres, ta crème...
_ Maman ! Tu devrais plutôt t'occuper de savoir si toi tu n'as rien oublié.
Ann Daüffer gloussa comme une collégienne avant de s'éclipser sans fermer la porte. Karmilla soupira de nouveau et retourna à son écran. Une bonne vingtaine de minutes plus tard, sa mère refit irruption, une valise dans chaque main, un sac à main sur l'épaule et une autre besace sur le dos.
_On y va ?
Sa fille acquiesça en silence, débrancha son portable, le rangea dans sa mallette et, se saisissant de ses bagages, suivit sa mère dans l'escalier. Elle ne jeta pas un regard dans sa chambre vide en fermant la porte, elle ne jeta pas un regard au salon ni à l'entrée en refermant la porte d'entrée derrière elle. Elle garda les yeux sur le sol sans piper mot, perdue dans des pensées noires. Elle allait squatter chez une amie de sa mère qu'elle n'avait jamais vue, ne plus revoir celle-ci pendant presque un an et rester seule, encore et toujours seule avec son ordinateur. Cela dit, Simone Kaulitz avait l'air sympathique et peut-être allait-elle se sentir mieux avec elle qu'avec sa génitrice ? Elle ne voulait pas embêter les gens et voilà que sa mère la larguait chez une femme inconnue sans la moindre gêne. Ne pouvait-elle pas penser qu'une adolescente avait besoin de ses parents à son âge ? Elle était égoïste, très égoïste, mais surtout terriblement immature, Karmilla le savait. Elle avait plus souvent l'impression d'être elle-même l'adulte dans cette maison...qui n'était désormais plus la sienne pour l'année à venir.
Le moteur vrombit quelque peu avant de s'arrêter en crachotant. Cette vieille bagnole pourrait-elle vraiment faire le trajet jusqu'à l'aéroport ? De toute façon, cela importait peu à Karmilla. Elle tira le bitoniau pour ouvrir la portière et sortit avec son sac à la main, l'autre sur le dos et la mallette de son ordinateur en bandoulière. Elle suivit sa mère en remontant la rue et fut un peu interloquée en découvrant la maison entourée de vigiles vers laquelle sa mère se dirigeait. Elle s'arrêta derrière elle quand celle-ci expliqua la situation à un vigile qui hocha la tête et s'écarta pour qu'elle puisse s'engager dans le jardin, suivie de sa fille. Le jardin n'était pas très grand et semblait cercler la maison. Sa mère marchait devant elle d'un pas impérieux, vacillant un peu sur les talons aiguilles vernis d'un rouge criard qu'elle avait aux pieds. Pour une femme ayant bientôt la quarantaine, Karmilla trouvait cela navrant mais elle n'en dit rien et se contenta de la suivre, les yeux fixés sur ses propres chaussures, des Doc Marteens noires décolorées et râpées. Ann se cambra sur le perron et sonna. Une femme qui devait avoir quarante ou quarante-cinq ans vint bientôt leur ouvrir et un sourire illumina aussitôt son visage, inspirant le respect à Karmilla. Elle prit Ann dans ses bras et la serra fort.
_Simone !
_Ça fait longtemps...
Les deux femmes s'étreignirent amicalement, puis se lâchèrent en souriant. Simone tendit la main à Karmilla qui la serra, un peu surprise.
_Tu dois être Karmilla, n'est-ce pas ?
Hochement de tête.
_La seule fois où j'ai dû te voir, ça devait être à ton baptême. Heureuse de te connaître.
Simone Kaulitz lui sourit avec chaleur et sincérité. La jeune fille oublia sa gêne tandis qu'elles étaient invitées à entrer. Leur hôte les installa sur le canapé d'un salon accueillant et partit leur chercher une boisson, alors que l'adolescente observait ce qui serait sa demeure pour les neuf mois à venir. Elle but son jus d'orange tout en examinant la télé à écran plat et la gigantesque chaîne hi-fi qui l'entourait. La voix de sa mère la fit sursauter.
_Je ne vais pas t'embêter plus longtemps, Simone...
_Mais je t'en prie, tu ne me gêne pas du tout ! assura l'intéressée.
_Je vais rater mon avion. Je dois vraiment y aller, je suis désolée, expliqua-t-elle. On se fera un dîner entre copines, à mon retour !
Elles se saluèrent vivement et Ann embrassa sa fille.
_Amuse-toi bien, ma chérie, je te téléphonerai.
_Toi aussi, amuse-toi bien, répondit la jeune fille avec un sourire ironique.
La mère rougit violemment.
_Mais je ne vais pas là-bas pour m'amuser, tu sais bien...j'y vais pour le travail...
_Mais oui, je sais, mais ce serait bête de ne pas...profiter, sourit-elle faussement.
Elle se prirent dans les bras sans conviction et Madame Daüffer finit par partir, avec un dernier adieu. Karmilla se tourna vers Simone, un peu gênée avec sa grosse valise rouge. La femme sembla la comprendre sans mots.
_Tu veux aller t'installer dans ta chambre ?
Elle hocha la tête en signe d'affirmation et la suivit à l'étage, dans une chambre plutôt grande dont les murs étaient recouverts de posters, de cartes postales et de photos.
_C'est la chambre de mon fils, expliqua-t-elle avec un air d'excuses. Il n'a pas enlevé ses posters, tu peux le faire si tu veux.
_Non, ce n'est pas la peine.
Elle observa rapidement la chambre avec un sourire, et se tourna vers Mme Kaulitz quand celle-ci parla.
_Enfin un sourire qui illumine ton visage ? Dis-donc, tu es vraiment plus jolie quand tu rit !
Karmilla rigola.
_Vous êtes gentille.
_Tu peux me tutoyer, tu sais.
_Je veux bien essayer... Il n'habite pas ici votre fils ?
_Ann ne t'a rien dit ?
Elle paraissait étonnée.
_Heu...non...
_Mes fils ne sont pas souvent à la maison, sauf le week-end, et encore. Ils sont très occupés à cause de leur groupe.
_Ils font de la musique ?
_Oui. Tu ne connais pas Tokio Hotel ?
La jeune fille ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes.
_Vous... Tu es la mère de Bill et Tom Kaulitz ?
_Oui, répondit simplement Simone.
_Mais pourquoi Maman ne m'a rien dit ? s'interrogea-t-elle à haute voix, plus pour elle-même.
_Elle a peut-être oublié ? Girouette comme elle est...
Elle rit un peu toute seule avant de reprendre.
_Ne t'inquiète pas, ils ne t'embêteront pas, ils ne sont là que certains week-ends... La chambre te plait?
_Oui, bien sûr.
_Eh bien c'est parfait ! Je vais te laisser t'installer.
La femme sortit avec un sourire et referma la porte derrière. Karmilla fut touchée de cette attention et cela la mit de meilleure humeur. Elle rangea ses vêtements dans l'armoire, un à un, appréciant cette chambre et cette nouvelle liberté. Sa mère était partie sans plus de cérémonie qu'un simple petit bisou, ne semblant pas s'inquiéter du fait qu'elle n'allait plus revoir sa fille pendant neuf bons mois. Non que Karmilla s'en fut offusquée ; au contraire, elle aurait été gênée si sa mère en avait fait un cinéma, mais ce n'aurait quand même pas été de trop si elle avait un peu plus manifesté sa peine de quitter sa fille pour si longtemps. Mais enfin, après tout, c'était pour le travail. Tandis qu'elle refermait l'armoire désormais pleine, l'adolescente eut un sourire amer. Elle s'approcha de plus près des posters aux murs : le garçon dont elle occupait la chambre était visiblement fan de Placebo, Green Day, David Bowie ou encore Nena. Il y avait cinq ou six posters seulement ; le reste des murs étaient recouverts de cartes postales et de photos. Elle s'approcha pour les observer et sourit en reconnaissant une image qu'elle avait un jour croisée sur Internet : le groupe était assis dans l'herbe et le chanteur portait un pantalon d'un jaune orangé assez éclatant ; ils devaient avoir entre treize et quinze ans sur cette photographie. Son attention fut attirée par un petit coin de mur où il n'y avait rien du tout. Elle retourna donc près du lit, saisit le sac ouvert et, farfouillant dedans, elle en ressortit une image de Nirvana assez grande qu'elle punaisa dans le trou blanchâtre. Puis elle disposa ses livres dans une étagère en pin, à côté de la porte, dont les traces de poussières aux contours bien définis révélaient que les objets qui y étaient entreposés auparavant en avait retiré peu de temps avant. Jetant le sac désormais vide dans un coin, elle s'allongea de tout son long sur le lit et poussa un soupir de décontraction. Envoyant valdinguer ses chaussures autour du lit, elle se roula en boule et s'endormit.

_Karmilla ? Karmilla ?
Elle ouvrit les yeux. Le visage bienveillant de Simone était au dessus d'elle. Elle tourna la tête de chaque côté, avisant sa chambre, puis les referma avant de s'étirer et de se lever, l'autre s'étant écartée, toujours avec ce même sourire si particulier qui mêlait bienveillance, malice et sincérité. Elle tituba avec un regard d'excuse.
_Je suis désolée, je me suis...
_Ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas ! Je t'ai réveillée parce qu'on va manger, il est sept heures et demi, d'accord ?
Elle acquiesça tandis que Simone prenait congé. Elle papillonna quelques instants des paupières, puis suivit les pas de son hôte, remettant ses cheveux dans leur élastique.


Ceux qui ont trouvé :

l'Age (15): meine scheisse welt Twomoonia fic-th-by-is
le prenom (Karmilla) : personne =P
connait ou pas (oui) : th-laurox-fic et c'est tout xD! etonnant. (prevenez moi si je me suis trompée)

# Posté le mercredi 23 avril 2008 16:25

Modifié le jeudi 08 mai 2008 06:49

ĶÅр ΐŢĔŁ ĐŘ∑į

ĶÅр ΐŢĔŁ ĐŘ∑į
>ćØđę :
=== > Bill
=== > Tom
=== > Simone
=== > Karmilla
=== > Susi
=== > Autre perso


Enjoy ;D


_____d=(^.^)=b_____







_Sortez vos copies.
Elle soupira en remettant une mèche noire derrière son oreille. Elle leva les yeux au ciel en farfouillant dans son classeur pour trouver le dernier devoir de mathématique. Elle sortit sa feuille puis claqua le classeur et le remit dans son sac, le troquant contre une feuille simple.
_Nous allons corriger le premier exercice, qui n'a pas été réussis pour les deux tiers de la classe. C'était pourtant des équations très faciles mais visiblement, personne n'as appris sa leçon ou même écouté en classe.
Elle leva un regard dédaigneux vers la professeur qui ne le croisa pas mais continua de déblatérer ses inepties. En lettres rouges et mal formées se dessinait un « 7.5/7.5 TB » à côté dudit exercice de sa copie. Elle tapota la table du bout des doigts avec ennui tandis que les autres élèves ouvraient leur copie et râlait en voyant la piteuse note qu'ils avaient obtenu.
_Donc vous notez : grand un, petit a, moins x puissance huit...
Baissant ses yeux fardés sur sa feuille vierge, Karmilla commença à écrire ce que dictait le professeur en faisant une petite moue du bout des lèvres : « Gnagnagna ». Son crayon dévia dans la marge alors qu'elle faisait un point. Elle gribouilla une petite étoile encerclée, jeta un ½il à sa montre, puis forma silencieusement sur ses lèvres : « quatre...trois...deux...un... »
« DRIIIIIIIIIIIIIIIING !!! »
La sonnerie fit sursauter son voisin de table. Elle rangea ses feuilles et sortit son agenda ; lorsque l'enseignante ordonna à ses condisciples de sortir, elle se précipita vers la sortie où l'attendait une jeune fille blonde.
_Karmilla, je pourrais te parler, s'il te plait ?
Elle se retourna vers le professeur.
_Désolée, Madame, je dois aller à la vie scolaire à la récréation et je n'ai pas le temps.
C'était un pur et simple mensonge. Elle fila dans le couloir suivie de son amie.
_Tu as combien à ton devoir ? questionna-t-elle.
_Dix-huit et demi. Ça t'intéresse ?
_Pas vraiment, c'était pour comparer. Tu as déménagé hier, non ?
Karmilla soupira. Elles descendirent l'escalier.
_Ouais, dans un coin paumé. Mais ça va, la dame qui m'héberge est sympa.
Susi approuva de la tête en poussant la double porte qui menait à la cours. Le froid leur agressa la peau quand elles sortirent du bâtiment surchauffé. Pour un début de novembre, il faisait particulièrement froid et le bitume grisâtre du sol ne faisait rien pour améliorer l'ambiance. Les rares arbres piquaient du nez, les quelques touffes clairsemées de feuilles qui leur restaient ballottant au gré du vent glacé. Les jeunes filles resserrèrent leur manteau en posant leur sac contre un mur, avant de se diriger vers leur lieu de survie : les toilettes. C'était le seul endroit un peu chauffé auquel elles pouvaient avoir accès pendant les récréations. Mais elles renoncèrent bien vite à ce mince espoir : toutes les étudiantes du lycée semblaient avoir eu la même idée et il était impossible d'envisager poser un pas dans le lieu surpeuplé. Elles repartirent donc sur le goudron glacial, marchant vite pour tenter de produire un peu de chaleur. Karmilla regarda Susi avec un demi-sourire : elle était la seule seconde à accepter de traîner avec elle.
Personne n'appréciait vraiment Karmilla Daüffer ; en revanche, tout le monde aimait Susi. Avec ses hanches fines et ses jolies rondeurs, elle attirait beaucoup garçons comme filles. Son doux visage d'ange encadré de longues mèches blondes prêtait immédiatement à sourire de cette insouciante frimousse. Karmilla était, elle, plutôt anguleuse : ses cheveux noirs à mèches fluos partant dans tous les sens adoucissaient ses minces traits. Elle n'était pas très grande et toute menue ; néanmoins, elle n'avait pas l'air d'une enfant. Elle et Susi étaient plutôt opposées l'une de l'autre : autant son amie blonde portait des vêtements dans le vent et aux couleurs douces, autant Karmilla avait son propre style. On ne voyait pas grand monde qui eût les mêmes pantalons noirs raccommodés de tissus écossais rose ou verts, ou bien un tee-shirt noir à chaînes qui indiquait, à la main « Fuck the world ». Karmilla était vraiment très particulière, et avouons-le un peu morbide, rarement souriante, et personne n'aimait trop se frotter à elle. Susi était d'une gentillesse ordinaire et elle avait beaucoup d'amies. Si l'une provoquait toujours son monde, l'autre ne cherchait pas les embrouilles. Si l'une se tapait dessus avec un garçon un peu trop baladeur, l'autre discutait tranquillement avec son copain (qui changeait toutes les semaines). Ce n'était pas pour cela que Karmilla n'avait pas de vie sociale : on pouvait souvent la croiser, au parc, sur les genoux d'un garçon, rigolant, tout comme on pouvait parfois voir Susi baffer un imbécile, hors d'elle. Les deux jeunes filles étaient simplement radicalement différentes mais amies quand même.
Lorsqu'elle rentra chez « elle » le soir, Simone lui annonça que ses fils arriveraient le lendemain soir. Elle hocha la tête et monta dans sa nouvelle chambre pour attaquer ses devoirs. Lorsqu'elle redescendit une heure plus tard pour manger, ayant achevé son travail, elle disposa deux assiettes sur la petite table de la cuisine puis s'y assit tandis que Simone ramenait une casserole de ratatouille. Karmilla adorait ça et elle attaqua goulûment le contenu de son assiette.
_Simone ? s'interrompit-elle, je peux te poser une question ?
_Bien sûr, ma grande, lui répondit-elle avec son éternel sourire.
_Ça te dérange si je suis parfois insolente au lycée ?
La question parut surprendre la femme qui rigola.
_Du moment que tu ne les agresses pas avec un couteau, ça devrait aller, je ne suis pas ta mère, non plus. Mais bon, essaie quand même de te contenir.
_C'est très dur, avoua la jeune fille, c'est pour ça que je voulais te prévenir que mon carnet est déjà rempli de mots de professeurs mécontents.
_Ta mère ne t'as jamais rien dit ?
La jeune fille parut se renfrogner.
_Elle signait juste sans même regarder de quoi il s'agissait.
Elles ne dirent plus rien et finirent leur plat en silence puis Karmilla salua sa « locataire » et monta se coucher. Le fait d'avoir parlé de sa mère l'avait passablement énervée. Elle farfouilla dans son tiroir de bureau, fébrilement.
_Merde, où est-ce que je l'ai foutu ?
Elle ne pouvait se retenir. Elle en avait besoin, ce soir.
Le lendemain se passa sans anicroche [ce mot est JOUISSIF =D! maggle U.u]. Depuis deux nuits qu'elle était là, Karmilla connaissait un peu mieux Simone et s'entendait mieux avec elle que jamais avec sa mère. Lorsque le bus la déposa le soir à l'entrée du village, elle prêta attention pour la première fois au panneau d'entrée du village et put constater qu'il était entièrement recouvert de graffitis à l'adresse des Tokio Hotel. Elle haussa les sourcils avant de reprendre son chemin. Au bout de quelques minutes, la maison se profila et elle avisa un énorme van noir aux vitres fumées, stationné devant, haut de deux bon mètres cinquante. Elle le contourna et remonta l'allée avant d'introduire ses clés dans la serrure, de les tourner dans un petit cliquetis puis de pousser la porte. L'entrée lui parut d'abord déserte puis la mère des jumeaux vint l'accueillir avec un sourire et lui fit la bise.
_Les garçons sont allés faire un tour. Pour une fois qu'il n'y a pas de groupies hystériques dans le coin...soupira-t-elle.
Karmilla sourit avant de disparaître dans l'escalier. Elle posa son sac de cours contre la chaise de son bureau et se laissa tomber sur celle-ci, avant de sortir son classeur de mathématiques et d'entamer un exercice. Elle finissait sa conclusion quand ses doigts semblèrent s'amollir et son crayon lui échappa des mains. Elle poussa un juron alors qu'il allait rouler sous le lit et se leva péniblement avant de se mettre à quatre pattes et de passer la main dessous pour l'attraper. Mais au lieu de sentir le petit bâton de bois dur qu'était son crayon, sa main tomba sur une chose molle et douce. Fronçant les sourcils, elle prit la chose entre deux doigts et la tira de sous le lit pour voir ce que c'était. Elle eut un petit rire lorsqu'elle s'aperçut que c'était un caleçon noir tout chiffonné et poussiéreux qui était visiblement là depuis longtemps. Elle le jeta sur le lit et recommença l'opération pour récupérer, cette fois, son crayon. Elle le dépoussiéra un peu et retourna à sa table finir son exercice. Alors qu'elle fermait son classeur, des bruits lui parvinrent du rez-de-chaussée. Elle rangea ses affaires et sortit de sa chambre puis descendit l'escalier, appréhendant un peu de rencontrer le guitariste et le chanteur d'un groupe connu dans toute l'Europe. Et puis ses yeux la brûlaient, comme toujours. Ceci, elle le pensait intérieurement, mais extérieurement, elle resta impassible. Elle se mordit la lèvre et passa la porte du salon. Assis sur le canapé, les deux jeunes hommes lui faisaient dos et leur mère était debout, appuyée contre le dossier d'un fauteuil face à eux. Lorsqu'elle vit Karmilla elle lui sourit et l'invita à venir s'asseoir.
_Tu connais déjà mes fils ? Bill et Tom.
Bien que ce soit inutile, Karmilla lui sourit à son tour, un peu crispée en venant se poster entre le canapé et le fauteuil. Bill Kaulitz se leva pour lui faire la bise, ce qui lui fit bizarre, tandis que son frère ne bougeait pas de son sofa mais tendait une main solennelle vers la jeune fille qui la serra, un peu surprise. Quelque chose la frappa. Même s'ils avaient tous deux l'air heureux de revoir leur mère, une émotion indescriptible se cachaient au fond de leurs yeux, surtout pour le chanteur. Karmilla remarqua l'once de mensonge qui planait dans l'air, alors que Simone ne semblait rien remarquer. Cela la troubla.
_Les garçons, Karmilla. On va peut-être manger, il est pas tôt ?
Ils hochèrent tous trois la tête et Karmilla fut la première à se rendre à la cuisine pour mettre le couvert. Le blond, qui n'était pas exactement comme sur les photos que Karmilla avait pu voir puisqu'il portait un pantalon à sa taille et un tee-shirt tout à fait ordinaire, se dirigea vers sa mère qui tournait des pâtes dans une casserole.
_On mange quoi ?
_Des clopinettes, lui répondit sa mère avec ironie.
_Dis, demain soir on commande des pizzas ?
Elle soupira avec un sourire.
_Tu ne mange pas assez de cochonneries en semaine ?
_On ne mange jamais assez de cochonneries, lui répondit son fils avec le même sourire, avant d'aller s'attabler à côté de Karmilla. Il entreprit alors de remplir son assiette du plus possible de taboulé dont le saladier trônait au milieu de la table. Son frère, en face de lui et à la droite de la jeune fille, le regarda avec un air dubitatif. Sa mère tourna la tête et lança :
_Quand on est poli, on sert les autres avant soi.
_Et on leur en laisse un peu, ajouta Karmilla.
Le jeune lui jeta un regard perplexe. Elle haussa de nouveau un sourcil avec un sourire avant de prendre les couverts qui pendaient au bout des doigts du guitariste et de se servir elle aussi une bonne ration en vérifiant qu'il en restait pour les deux autres, avant de passer le saladier à Bill qui la regardait avec la même expression que son frère.
_Ça ne va pas ? leur demanda-t-elle tandis que leur mère venait s'asseoir à son tour en face d'elle, entre ses deux fils.
Pour toute réponse, le blond se concentra sur son entrée et commença à l'engloutir pendant que son frère se servait raisonnablement tout en restant fixé sur Karmilla. Celle-ci fronça les sourcils.
_J'ai un bouton sur le front ?
Il reprit ses esprits.
_Non, rien du tout, excuse-moi.
Il passa le saladier à sa mère qui paraissait amusée, et se plongea dans la contemplation de la semoule. Elle se servit à son tour puis reposa le saladier et, lorsqu'elle eut fini son assiette, se tourna vers les trois autres qui ne pipaient mot, la bouche pleine.
_C'est tout ce que vous me racontez ?
Le blond déglutit et articula :
_On repartira lundi soir.
Karmilla sourit amèrement en pensant que la seule phrase qui venait à l'esprit du fils de Simone, qui ne la voyait visiblement que rarement, était de lui dire la date de son départ.
_Vous n'avez rien, lundi ? lui répondit sa mère, étonnée.
Ce fut au tour du brun de prendre le relais car la bouche de son frère était de nouveau encombrée par de la nourriture :
_Nan donc on en profite.
_D'accord. Tu prévois quelque chose, demain, Karmilla ?
_Non.
Le reste du repas se déroula entre les discussions légères et les projets des jumeaux pour le lendemain.
_On voulait se faire un ciné avec Andréas mais il est déjà occupé.
_Vous pouvez y aller avec Karmi, non ? Vous voulez aller voir quoi ?
_Saw 4, lui répondit son fils aîné.
_Quoi ? s'étrangla leur mère.
_Monsieur veux absolument y aller avec Jessica pour qu'elle se blottisse dans ses bras, expliqua Bill avec une grimace et (songea Karmilla avec surprise) un certain mépris dans la voix.
_Vous faites ce que vous voulez mais Karmi n'ira pas voir ce film !
_Je l'ai déjà vu, intervint Karmilla en haussant les épaules.
Les autres la regardèrent avec étonnement, la mère un peu choquée.
_Tu es fan de ce film ?
_Pas spécialement, le 4 est nul par rapport aux autres, expliqua-t-elle.
_Ta mère te laisse regarder ce genre de choses ?
_Ma mère se fout de ce que je regarde. Mais si vous voulez aller le voir, ça vaut quand même le coup.
Les deux frères reprirent tranquillement leur discussion tandis que leur mère levait les yeux au ciel. Aujourd'hui, on laissait les ados regarder n'importe quoi et on banalisait la violence. Et après on osait s'offusquer des émeutes qui avaient parfois lieu en banlieues ! Lorsque la table fut débarrassée, que les jumeaux, avachis l'un à côté de l'autre sur le canapé, furent calés devant la télé, et que leur mère eut ouvert son livre, en tailleur dans le fauteuil, Karmilla lança un « Bonsoir » avant de disparaître dans l'escalier.
_Hé Karmie !
Le cri la fit redescendre. Elle s'arrêta sur la dernière marche, regardant successivement Bill puis Tom car il lui était impossible de déterminer si c'était l'un ou l'autre qui avait parlé. Il s'avéra que c'était sûrement Tom car ce fut lui qui parla :
_Tu ne reste pas regarder la télé avec nous ?
Elle haussa les épaules.
_Je vais pas m'incruster.
Cette fois, ce fut Bill qui lui répliqua :
_Tu habites ici maintenant, non ? Il y a pas de raison pour que tu aies l'impression de t'incruster ; laisse-lui une place, gros tas !
_Qui est-ce que tu traites de gros tas ? râla son frère qui était étalé de tout son long sur le sofa en laissant une place minime à son frère. Il s'écarta néanmoins et le brun se décala pour laisser une place à la jeune fille qui vint les rejoindre et s'assit en tailleur, un peu gênée.
_Y'a quoi ce soir ?
_FBI sur la deux et Catch Attack sur la onze, répondit-t-elle.
_Tu regardes le Catch, toi ?
_C'est toujours mieux que le foot, rétorqua-t-elle simplement.
_Soit, mettons ça.
Le blond zappa sur la onzième chaîne et l'image d'un ring entouré d'une foule en délire et de quelques présentateurs apparut.
_Vous regardez le catch ?
Leur mère fronça les sourcils d'un air réprobateur.
_Vous n'avez rien de mieux à regarder ?
_Mais on est grands, on peut regarder ce qu'on veut encore, protestèrent les jumeaux en lançant à leur mère un regard courroucé.
_Le propre d'une mère, c'est d'agacer ses enfants même quand ils sont majeurs, pouffa Karmilla. Ah voilà Rey Misterio !
On put entendre monter du poste les acclamations du public et les commentaires des animateurs, et voir un espèce d'homme-gorille escalader les barrières du ring et saluer la foule d'un coup de poing en l'air. Simone soupira, exaspérée, avant de quitter la pièce et de monter les escaliers en lançant un : « Baissez un peu le son de cet engin ! » irrité. Seule Karmilla prit l'initiative de ramasser la télécommande qui traînait à côté de Tom pour baisser un peu le son ; les deux autres étaient déjà fixés sur le combat qui venait de commencer. Elle se concentra à son tour sur la mêlée retransmise en direct par le petit écran.

Lorsque Rey Misterio eut gagné ses trois premiers combats, elle tourna la tête vers ses deux voisins, qui étaient pour leur part toujours cloués devant les images en couleur qui défilaient. Ces deux visages similaires qu'elle ne connaissait que pour avoir regardé quelques photos sur le Net, ou sur leur album, lui parurent si fascinants l'un à quelques centimètres de l'autre qu'elle prit le temps de détailler chaque parcelle de leur figure si bien dessinée. Une jolie bouche, un nez fin, des yeux en amande et quelques piercings... Cela lui donnait envie de pleurer. Elle se trouvait tout à fait ridicule d'avoir les yeux qui piquent, mais elle e pouvait s'empêcher de fondre ses yeux devant ces instants magiques qu'elle seule pouvait percevoir. Elle ne distinguait même plus qui était l'un ou qui était l'autre, elle se perdait juste dans la captivante beauté de chacun de ces traits... Son regard partait caresser les lèvres du premier pour aller se perdre dans les cheveux du second. La bouche entrouverte ou bien close et étirée en un petit sourire à peine perceptible, les yeux papillonnant parfois pour les réhumidifier, les cheveux déferlants sur leurs épaules...
Elle rit silencieusement en songeant qu'elle aurait ainsi put tout au bien décrire une fille, elle aurait utilisé les mêmes mots. Cela leur fit tourner la tête d'un même mouvement qui la fit partir dans un fou rire qui dura quelques instants, cristallin mais sans joie, cette fois. Ils lui lancèrent un regard surpris ; lorsqu'elle eut réussi à se calmer, elle leur lança un sourire qui contenait toute son hilarité avant de se reporter à la télé. Ils ne firent pas de commentaires, mettant cette crise de rire sur le compte d'une mimique qu'ils avaient dû faire.

Au bout d'un moment, la fatigue alourdissant ses paupières, elle les salua et monta se coucher. Ils lui répondirent d'une voix ensommeillée et elle grimpa rapidement l'escalier, tituba dans le couloir avant de se laisser tomber sur son lit après avoir refermé la porte de sa chambre. Se relevant avec un bâillement digne d'un hippopotame, elle se mit en pyjama et se glissa sous la couette. Elle s'endormit sans tarder.



Hallo!!
Sa fesait longtemps hein? Mais j'ai eu pas mal de commentaire alors je suis super contente =)
N'hésitez pas à faire de la pub, hein ^.^!
DONC j'ai abso-lu-ment besoin de vos impressions pour savoir si c'est sehr sehr gut ou bien sehr sehr nicht gut. Fin si c'est bien ou pas, quoi (>.<).
*va se cacher*

Je sais que pour l'instant ce n'ets pas vraiment Angst mais le temps viendra...
dans quelques chapitres d=(^.^)=b!

Donc donnez-moi vos impressions SVP =)
Ce serait gentil si c'etait en plusieurs coum'zz! *sors son chapelet et s'agenouille* 'mein-gott-mein-gott...'
JE SUIS TOUJOURS FOLLE =D
*pour vous servir*

Bref', je vous mets le chapitre 4 pour me faire pardonner d'avoir été absente >.< !

Bazuu tout le monde =D

Roze xXx

# Posté le samedi 17 mai 2008 10:03